Médias en RDC : La journaliste Gisèle Misengabo visée après ses publications sur le coup d’État manqué de 2024
La situation de la presse et la sécurité des journalistes en République Démocratique du Congo demeurent au cœur des prédictions et des inquiétudes. Selon des informations recoupées auprès de sa rédaction, la journaliste Gisèle Misengabo Mutombo, exerçant au sein du média InfosPlus RDC depuis 2023, fait l’objet de poursuites et d’arrestations répétées suite à des publications jugées sensibles par les services de renseignement.
Le premier incident majeur remonte au lendemain de la tentative de coup d’État manqué menée par Christian Malanga le 19 mai 2024 à Kinshasa. À la suite de cet événement, Gisèle Misengabo avait rédigé et publié un article analysant le déroulement des faits.
Considérant le ton et le traitement éditorial de l’article comme contraires à la ligne officielle dans un contexte d’insécurité nationale, les services de sécurité ont interpellé la journaliste. Elle a ensuite été détenue pendant 22 jours dans les locaux de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) avant d’être relâchée.
Malgré cette première arrestation, la journaliste a continué son travail d’information. Cependant, d’autres publications, notamment relatives à des manifestations et marches de l’opposition politique — dont celle du 15 septembre — ont de nouveau attiré l’attention des forces de l’ordre, conduisant à une nouvelle interpellation.
Aujourd’hui recherchée et sous le coup de menaces continues, le cas de Gisèle Misengabo Mutombo illustre les risques auxquels sont confrontés certains professionnels des médias lors de la couverture d’événements politiques et sécuritaires majeurs en RDC.

