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Assemblée nationale : l’honorable Didier Mbuyi Mundela interpelle sur la qualité des investissements à consentir pour construire un héritage commun

Lors du débat général sur deux projets de loi de finances présentés par le gouvernement, notamment le projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice 2023 et le projet de loi rectificative du budget 2024, le député national Didier Mbuyi Mundela, élu de la circonscription électorale de Lukunga, dans la ville de Kinshasa, président national du part Essor de la République, a formulé des observations pertinentes, particulièrement sur le premier projet de loi, notamment celui  portant reddition des comptes 2023.
Dans l’examen de ce projet de loi, il a relevé beaucoup de dépassements, surtout au niveau des ministères. Mais les ministères de l’Agriculture et du Développement rural ne sont pas en dépassement, avec des taux d’exécution trop faibles.


« Et pourtant, nous voulons développer notre pays. Comment dès lors allons-nous développer ce pays, si nous n’investissons pas. Et ici, il ne s’agit d’investissements en termes d’immeubles. Je parle de l’agriculture parce que mon vœu est, en tant qu’ingénieur agronome, de voir le chef de l’Etat visiter plusieurs hectares de champs de maïs. Vital Kamerhe, alors VPM de l’Economie, a conduit une délégation aller du maïs à l’étranger, en Zambie. C’est une honte pour notre République. Nous avons des terres et le climat, nous avons tout ce qu’il nous faut pour faire l’agriculture dans notre pays », a-t-il relevé.

S’appesantissant sur la loi rectificative, cinq rubriques y sont libellées : fonctionnement, interventions économiques sociales, culturelles et scientifiques, rémunérations, investissements et subventions aux organismes auxiliaires. Les trois premières rubriques touchent les institutions et les ministères.


« Les chiffres qui ont été prévus initialement et ce qui est demandé actuellement, c’est comme si le gouvernement demande les mêmes chiffres pour les deux de l’année qui restent. Cela pose problème. Et lorsqu’on regarde aux deux dernières rubriques, c’est-à-dire investissements et subventions aux organismes auxiliaires, il n’y a presque pas grand-chose. Si on regarde les investissements, il n’y a que 29% du taux d’exécution, il reste encore 71%. Entre temps, on sollicite 3 .453 .177.739.351 Francs congolais alors qu’il y a encore 71% qu’on peut investir. Je me demande alors pourquoi il y a toujours reconduction des valeurs des chiffres. Les interventions économiques, sociales, culturelles et scientifiques, quelles sont les institutions ou les ministères qui sont éligibles parce que dans la loi de finances 2024, ce sont pratiquement toutes les institutions et tous les ministères qui reviennent avec l’intervention économiques et sociales. Cela pose également problème », a fait observer l’élu de Lukunga.


Avant de conseiller en ces termes : « Ces fonds peuvent être affectés aux investissements pour permettre au pays de se développer. Les investissements, ce qui produit du travail, au regard des engagements du chef de l’Etat lors de son discours d’investiture. Nous devons prioriser nos dépenses, et surtout avoir de la qualité, pour ne pas dépenser pour faire plaisir à des individus, mais investir sur le Congolais et la République ».


Si le député ne produit pas, sa contribution à la construction de l’héritage commun à léguer aux générations futures, c’est de surveiller l’usage qu’on fait d’un dollar ou un francs congolais sorti, a-t-il conclu son intervention du haut de la tribune de la chambre basse du Parlement.

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