Ouverture du 5ème Forum Économique KBM : Eric Monga Mumba, invite tous le monde à s’engager à son niveau pour sauver le secteur énergétique de la RDC, qui affiche un des taux d’électrification les plus bas du continent
« Investir dans les pôles industriels pour une nouvelle dynamique de croissance en RDC » tel est la thématique retenu pour la 5 ème edition du Forum Économique Katanga Business Meeting (KBM) lancé ce vendredi 3 mai au centre négoce de musompo à Kolwezi, capitale de la province minière du Lualaba en RDC.
Prenant part à ce salon multisectoriel Katanga Business Meeting, en tant que panéliste, le Président du Haut Conseil aux Affaires en Afrique Centrale et Vice-Président de la Fédération Entreprise du Congo, RDC, directeur général de Kipay Energy, Eric Monga Mumba, tire la sonnette d’alarme pour la manière dont la République Démocratique du Congo, évolue dans de domaine de l’énergie, selon lui ce marasme où nous évoluons petit à petit dans cette énergie, risque de donner une carence énergetique dans les générations futures.
« Ce n’est pas la première fois mais c’est toutes les éditions de Katanga Business Meeting auxquelles je participe et c’est pour promouvoir d’abord un état d’esprit, c’est que ça a été fait par des Congolais et il faut que nous soyons là pour montrer ce que nous savons faire et pour promouvoir aussi notre pays. Et ça compte dans son domaine et moi j’ai parlé un peu du domaine de l’énergie ou pour le stade de lequel j’évolue et j’ai tiré la sonnette d’alarme pour dire que si nous évoluons dans ce marasme où nous évoluons petit à petit dans cette énergie, on n’aura plus d’énergie pour nos générations futures. Nous devons essayer de tout faire pour sortir d’un chemin bâti, créer des ressources et construire et bâtir Et la question de savoir, sommes-nous capables ? Pourquoi je pose la question, sommes-nous capables ?
Parce que nous avons déjà le potentiel.» a expliqué Eric Monga, DG de Kipay Energy
Deuxième plus grand pays d’Afrique, la République démocratique du Congo (RDC) affiche un des taux d’électrification les plus bas du continent : 15 % à l’échelle nationale avec de fortes disparités entre les villes (35 %), les zones rurales (1 %) et les zones périurbaines (moins de 5 %). En RDC, peut-on encore sauver le secteur de l’électricité! Eric Monga invite tous le monde à s’engager à son niveau.
« Si nous sommes potentiels et nous sommes capables, que ce soit humain, les ressources humaines, il y en a, qu’est-ce qui nous fait défaut? Les ressources financières, les ressources financières sont-elles mobilisables, oui ou non ? Oui, elles sont mobilisables.
Alors qu’est-ce qu’il nous faut ?
Il faut composer le tout. C’est quasiment le message porté à tout le monde pour dire que nous ne devons plus rester à la traînée.
Tous les pays autour de nous deviennent suffisamment développés, l’accès à l’énergie devient supérieur à 50%. Quand je parle d’accès à l’énergie, ce n’est pas…les énergies isolées que vous avez chez vous, avec son groupe électrogène, vous devez faire des réseaux, c’est comme à l’eau, accès à l’eau. Ce n’est pas un puits que vous mettez, c’est un réseau de distribution d’eau que vous devez mettre pour que la personne qui n’a pas accès à faire un investissement ait accès à l’utilité publique, ait accès à quelque chose où il peut faire, c’est un peu le message pour les sociétés, pour tous les Congolais, C’est peut-être pas pour nous, mais pour les générations futures.
que nos enfants, nos petits-enfants aient suffisamment d’énergie et que nous puissions exporter à terme. Nous devons tous nous engager, chacun à son niveau, que ce soit l’État, l’investisseur et le consommateur, Il ne faut pas voler le câble »
Certes, ces assises s’inscrivent dans la vision de développement intégral de la RDC, déclinée en 6 axes par le Président lors de son investiture pour un second mandat, avec un accent sur la diversification économique. La province du Lualaba a été choisie en raison de ses ressources minières et de la mise en place de nouvelles zones économiques spéciales, potentiellement bénéfiques pour la croissance régionale. Pendant deux jours, du 3 au 4 mai, les experts nationaux et internationaux discuteront d’investissement et de financement des pôles industriels, mettant l’accent sur la valorisation du potentiel minier, la formation professionnelle et la création d’emplois.
Jinelle Phezo

